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jeudi 29 avril 2010

Journée de la non-violence éducative le 30 avril 2010

Tous les ans depuis 2004, le 30 avril se tient la JOURNEE DE LA NON VIOLENCE EDUCATIVE.

A l'origine de cet événément se trouve l'idée de la Maison de l'Enfant, association de soutien à la parentalité créée en 1998, de s'inspirer de l'organisation américaine EPOCH (End Physical Punishment for Children) qui voulait attirer l’attention de tous sur les châtiments corporels à l’encontre des enfants.

Il s'agit d'une journée :
- contre la fessée pour se soutenir entre parents, pour rompre notre isolement et surtout pour savoir comment élever ses enfants sans claques ni fessées.
- pour moraliser ceux qui emploient les punitions corporelles. Une journée pour parler des mécanismes déclencheurs de la violence physique ou verbale. Chaque parent vit avec son passé et possède des limites d'acceptation différentes. Poser des limites à ses enfants est nécessaire. Comment le faire en respectant le corps et l'esprit de l'enfant ? Comment éduquer sans frapper ?
Aucun parent ne veut faire de mal à son enfant. Tous les enfants qui reçoivent des fessées sont malheureux d'en recevoir. La fessée n'est pas une manière acceptable de poser les limites à un enfant pas plus qu'elle ne l'est pour un adulte.

Vous n'êtes peut-être pas convaincu par la démarche. Vous vous demandez pourquoi éduquer sans claque ni fessée ? Voici quelques arguments contre les punitions corporelles ou contre la violence éducative ordinaire, soit gifles, fessées, pincements, tapes, cris, douches froides, oreilles ou cheveux tirées, bras secoués...

Si vous êtes convaincu de la nocivité des punitions corporelles, vous pouvez signer le manifeste de la violence éducative .

Retrouvez toutes les dates des événements organisés pendant cette journée en France en cliquant sur les liens ci-dessous :

jeudi 29 octobre 2009

Violences conjugales : et si on parlait des enfants ?

Violences conjugales : quid des enfants au milieu de tout cela ? 

Dans la série des thèmes où il convient de replacer les enfants et leurs droits au coeur du débat, une initiative intéressante se déroulera le 3 novembre 2009 à Carpentras : un Colloque intitulé " Les enfants exposés aux violences conjugales ". On pense naturellement à l'enfance volée mais on ignore parfois à quel point ces derniers sont directement exposés.

Outre les victimes directes que sont les femmes confrontées aux violences physiques et psychologiques, leurs enfants vivent des situations traumatiques ( peur de voir mourir leur mère, peur d’être frappés eux-mêmes, menacés, insécurisés, procédure de divorce, etc…). L’exposition des enfants aux violences conjugales a des effets sur leur développement, leur santé, leurs apprentissages, et sur leur vie en société.

Ce colloque a pour objectifs de mettre en évidence les conséquences des violences conjugales sur les enfants qui y sont exposés, et de mettre à jour les questions et les réponses des différents secteurs d’intervention relatifs aux enfants et aux familles. Plus de 300 personnes sont attendues pour évoquer la question parmi lesquels : de nombreux professionnels ( psychologues, juge aux affaires familiales, juge des enfants, avocat, partenaires de l’enfance maltraitée ) venus de la France entière et même du Québec et des élus de la Région et du Conseil Général feront le point sur la problématique des enfants exposés aux violences conjugales.
Seront notamment évoqués les moyens dont dispose la Justice pour répondre à cette problématique mais aussi la Loi du 5 mars 2007 qui réorganise la protection de l’enfance, tant dans ses effets que des améliorations qu’il reste à apporter.

Dominique Versini, la Défenseure des enfants dont le poste doit être supprimé, devrait également être présente.

lundi 19 octobre 2009

Affaires Polanski, Mitterand et Tutti Quanti : replaçons les enfants et leurs droits au coeur du débat !


Polémiques autour des affaires Polanski / Mitterand : replaçons l'enfant et la préservation de ses droits au cœur du débat. 

La polémique continue d'enfler autour des affaires Polanski et Mitterand, chacun allant de sa petite phrase pour soutenir ou condamner les individus mis en cause, se prononçant sur le degré de gravité des faits, paroles, écrits ou comportements reprochés, sur le point de savoir si un seuil de tolérance a été dépassé. Beaucoup se sont prononcés "pour" ou "contre" Polanski ou Mitterand. Certains ne sont pas entrés dans la polémique car ils se plaçaient du côté des enfants.

Vu sous cet angle, en effet, quelles que soient la notoriété des protagonistes, leur orientation politique, religieuse, etc ... dès que le sujet concerne un enfant et que ses droits sont en jeu, nous entrons dans domaine de la tolérance zéro.

De manière tout à fait judicieuse, concernant la seule affaire Mitterand, l'UNICEF a appelé, dans un communiqué du 8 octobre 2009, à replacer l'enfant et la préservation de ses droits au coeur du débat. Voici un extrait de ce communique de l UNICEF du 8 octobre 2009 que vous pouvez retrouver en integralité ici :
" Des millions d’enfants dans le monde étant victimes d’exploitation sexuelle, il est impératif que l’enjeu du débat dépasse les clivages partisans et la défense de personnalités. La France a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant, elle a eu un comportement remarqué dans la lutte contre le tourisme sexuel et sa législation sanctionne sévèrement les infractions commises dans et hors du territoire de la République. Dans ce contexte, des questions aussi graves que la violation de l’intégrité physique des enfants ne peuvent être banalisées.
C’est pourquoi l’Unicef déplore la manière dont le débat s’est engagé : « Il est regrettable que la polémique médiatico-politique et la récupération qui en est faite monopolisent le débat au détriment des vrais enjeux de la lutte contre l’exploitation des enfants », dénonce Jacques Hintzy, président de l’Unicef-France."
Voila qui a le mérite d'être clair.

Pour conclure, rappelons qu'il y a 20 ans, les adultes se sont engagés auprès des enfants du monde. Ils leur ont promis survie, santé, éducation, protection, liberté d’expression, participation et écoute, tous les éléments qui font qu’un enfant peut vivre et grandir dans un environnement protecteur et épanouissant. En 2000, la Convention Internationale des Droits de l'Enfant ( ou CIDE ) s’est enrichie de deux protocoles additionnels facultatifs, l'un relatif à l’interdiction de recruter des enfants soldats, l'autre au trafic d’enfants, à la prostitution et la pornographie infantile.

A cet égard, il n'est pas inutile de rappeler les termes de l'article 34 de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant (CIDE) ratifiee par tous les pays du monde, dont la France, à l'exception des Etats Unis et de la Somalie.
« Les États parties s'engagent à protéger l'enfant contre toutes les formes d'exploitation sexuelle et de violence sexuelle. À cette fin, les États prennent en particulier toutes les mesures appropriées sur les plans national, bilatéral et multilatéral pour empêcher :
a) Que des enfants ne soient incités ou contraints à se livrer à une activité sexuelle illégale ;
b) Que des enfants ne soient exploités à des fins de prostitution ou autres pratiques sexuelles illégales ;
c) Que des enfants ne soient exploités aux fins de la production de spectacles ou de matériel de caractère pornographique.»

lundi 10 août 2009

Marie-Laure Picat : "mère courage" est décédée le 9 août 2009

Sans doute vous souvenez vous de Marie-laure Picat, cette maman qui, à 36 ans, se sachant condamnée par un cancer généralisé, avait été contrainte d'alerter les media pour faire en sorte que ses 4 enfants, âgés de 2 à 11 ans, soient accueillis à son décès par la famille d'accueil qu'elle avait choisie. Marie Laure Picat est décédée dimanche 9 août 2009.

Les médecins avaient annoncé qu’il ne lui restait que quelques mois à vivre jusqu’au mois de janvier au mieux. " mère courage ", comme on l'avait surnommée, aura bénéficié d'un répit, bien mince, tout juste 5 mois par rapport aux prévisions du corps médical mais il lui aura au moins permis de fêter en mai dernier les 12 ans de sa fille aînée.

Elle se sera éteinte un peu plus sereinement dès lors qu'elle avait atteint son objectif , 3 semaines après avoir alerte les media sur ses difficultés rencontrées avec l'administration pour obtenir de son vivant le placement de ses enfants dans la famille d'accueil qu 'elle avait choisie. Une dernière volonté qui ne relevait en rien du caprice mais dictée par l'instinct maternel et l'intérêt de ses enfants.

Depuis fevrier 2009, les enfants étaient places dans une famille résidant a 1 km de son domicile, de manière notamment àa ce que leurs habitudes ( ecole, activites sportives, ... ) ne soient pas modifiées à la suite de son décès.

Nous garderons de Marie Laure Picat l'image d'une maman dans toute sa splendeur, celle qui aura consacre sa vie à ses enfants jusqu'au dernier combat, jusqu'au dernier souffle. Les mots me manquent pour exprimer mon admiration. Si tant est que nous puissions faire un geste pour saluer la mémoire de cette grande dame, je vous invite a acheter son livre " le courage d une mere " dont les droits iront a ses enfants pour tenter de minimiser les difficultés liées à son absence.

In memoriam, quelques vidéos en lien avec ce message :


Le combat de Marie-Laure Picat pour ses enfants
envoyé par BB-BUZZ - L'info internationale vidéo.



Jean-Jacques Bourdin rencontre Marie-Laure Picat
envoyé par bourdinandco_blog - L'info internationale vidéo.


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